Expositions

Les expositions présentées ici comptent parmi les plus importantes de l'artiste dont celles pour lesquelles il a assumé un commissariat partagé tant dans un cadre institutionnel que privé.

Cartels 2

Responsable de la communication graphique et Co commissaire de l’exposition « Cartels2 » crée à la galerie la Moulinette de Montmartre (Paris 2024), Jérôme Vaspard compte également parmi les artistes présentés.

Cet ensemble proposé au public était constitué des œuvres les plus significatives de la collection de Laurent Devèze, auteur de cette singulière « autobiographie » parue à Paris et Stockholm chez Vision Forum en 2023.

L’ambition de l’artiste se proposait ici d’oser challenger, depuis un travail photographique d’ellipse, le déluge d’images qui nous sont comme imposées chaque jour, à grand renfort de publicités et de films en tout genre.

Le fameux signe « Hollywood » effacé de ses collines par le travail modeste d’un seul créateur se faisant ainsi l’incarnation de l’espoir de toute vocation artistique singulière, capable de réduire à néant les plus violents déluges de l’industrie, pourtant la plus puissante au monde, en matière de réalisations et diffusions d’images manufacturées. Et ce, par la simple émotion que suscite son travail.

14, 16 et 18 

Ces trois expositions dont Jérôme Vaspard a assumé le commissariat avec Laurent Devèze et Julien Cadoret, sont directement issues d’une invitation à interagir avec le roman de Jean-Jacques Gil « Les pluies de printemps ne reviendront plus ».

Née à la Fondation Serralves de Porto, ce projet de résonance consista en une invitation pour chaque artiste participant à situer son travail face à la fiction d’un livre dénonçant les malheurs de la Première Guerre Mondiale.

L’itinérance de ce projet a permis de l’inscrire à chaque étape dans des dates significatives au regard de cette hécatombe : 14, 16 et 18. l’inscrivant ainsi dans les célébrations du centenaire de ce funeste conflit.

Le commissariat a dû répondre également à la force spécifique de chacun des lieux choisis pour cette présentation : la Chapelle des Pénitents Bleus de Narbonne en 2014, la galerie parisienne de la Moulinette en 2016 et enfin, le château de Champlitte en 2018.

Une fois encore, l’artiste Jérôme Vaspard a également participé à cette entreprise comme un des créateurs choisis. Son œuvre devant sans doute autant à son expérience de la boxe que du travail à la chaîne et peut être surtout de son origine de cette France de l’Est dont cette saignée que fut 14-18 a tant balafré la mémoire.

Aspirations...

Les trois expositions Aspirations ont tiré leur nom générique de leur lieu de présentation narbonnais : l’Aspirateur, vaste friche industrielle de plusieurs centaines de mètres carrés.

Sûrs que toute présentation d’art visuel se doit de s’inscrire dans une problématique afin de stimuler l’intérêt du visiteur mais aussi de fournir, sous forme de tension et d’enjeux assumés, une authentique grille d’interprétation possible de chacun des travaux réunis, Aspirations a été décliné par ses trois commissaires (Jérôme Vaspard, Julien Cadoret et Laurent Devèze) en trois questionnements majeurs pour l’art contemporain :

L’artiste est-il du luxe ? (2015)

L’artiste est-il un chaman ? (2016)

Et enfin, L’art peut-il être une fête ? (2017)

Pour deux de ces expositions, Jérôme Vaspard a également contribué en tant qu’artiste proposant pour chacune des problématiques considérées, une interprétation toute personnelle.

Sur la question du luxe, un « Panthéon » sorte d’exposition dans l’exposition présentant quinze camées combinant astucieusement raffinement et violence.

Sur celle de la fête une installation (« Uniformes ») faisant défiler au grée du spectateur des tatouages sur un corps nu disposé à soutenir toutes les fantaisies tant décoratrices que cicatricielles.